mardi 26 juillet 2011

La météorite bretonne filmée !

C'est bien une météorite, ou plutôt un bolide, qui a illuminé le ciel breton le 19 juillet dernier ! L'entrée dans l'atmosphère du petit astéroïde a été filmée par une caméra de surveillance et diffusée sur YouTube par François Berthot.

Pour visualiser la vidéo, cliquez sur ce lien.

mardi 21 juin 2011

Une gigantesque tempête sur Saturne !

"Le très grand télescope de l’ESO (VLT) a fait équipe avec la sonde Cassini de la NASA pour étudier de manière bien plus détaillée que jamais une rare tempête située dans l’atmosphère de la planète Saturne. Cette nouvelle étude, réalisée par une équipe internationale, sera publiée cette semaine dans le journal Science.


L’atmosphère de Saturne apparait habituellement tranquille et calme. Toutefois, une fois par « année saturnienne » (trente années terrestres), alors que le printemps arrive sur l’hémisphère nord de la planète géante, quelque chose s’agite profondément en dessous des nuages et conduit à une spectaculaire et importante perturbation de la planète.

La dernière tempête de ce type a tout d’abord été détectée en décembre 2010 par les instruments radio et plasma de la sonde Cassini de la NASA, en orbite autour de la planète, et a également été suivie par des astronomes amateurs. Elle a maintenant été étudiée en détail avec la caméra infrarouge VISIR du VLT (Very Large Telescope) de l’ESO conjointement avec des observations de l’instrument CIRS de la sonde Cassini..."

Pour lire la suite du communiqué officiel de l'ESO : cliquez ici !

jeudi 19 mai 2011

Test oculaire TELE VUE Ethos 17 mm

Le Tele Vue Ethos 17 mm est l'un des derniers oculaires haut de gamme sortis par le fabricant américain. Il se caractérise par un champ nominal colossal (100° !) permettant d'obtenir à la fois un grossissement intéressant et un champ d'observation extrêmement vaste. Nous l'avons soumis à nos tests afin de connaître ses forces et faiblesses...


Présentation : l'Ethos 17 mm possède une très belle finition ainsi qu'un gabarit assez impressionnant (coulant 50,8 mm ; hauteur 15 cm ; diamètre maxi 62 mm ; poids 719 g). Conséquence immédiate, il doit impérativement être installé sur un porte-oculaire et/ou un renvoi coudé très costaud, au serrage efficace. L'oculaire possède un oeilleton caoutchouc rabattable. Le relief d'oeil de 15 mm apparaît un peu juste, même si on arrive à embraser tout le champ image offert d'un seul coup, pour peu que l'on colle correctement son oeil. Précisons que la douille 50,8 mm possède un filetage pour d'éventuels filtres au pas de vis 48 mm.



Les conditions du test : nous avons testé cet oculaire au foyer de deux instruments très différents. Un télescope Cassegrain modifié fournissant un champ plan (gr. 106x ; champ résultant 0,94°) et une lunette Apo 80 mm présentant des courbure et coma assez sensibles (gr. 28x ; 3,6°). Nous avons dès lors testé l'ensemble sur la Lune, Saturne et des champs stellaires.

Les résultats : sur la Lune, au centre du champ, dans les deux instruments, l'image est très bonne, avec une excellente impression de piqué et aucun chromatisme décelable. La Lune apparaît largement dans son intégralité malgré le grossissement de 106x obtenu avec le Cassegrain ! Il en résulte une image assez spectaculaire qui donne le sentiment réel de plonger dans l'espace.
En bord de champ, l'image se dégrade à peine dans le Cassegrain, et plus sensiblement dans la lunette (augmentation de la distorsion et baisse de la netteté). Aucun chromatisme n'apparaît sur le limbe lunaire. En revanche, un liseré bleu épais est bien visible en limite de champ (l'équivalent du diaphragme de l'oculaire) avec les deux instruments, uniquement lorsque l'on place la Lune dans cette zone (la forte luminosité lunaire engendre ce phénomène, invisible avec d'autres objets moins lumineux, comme Saturne par exemple).
Autre phénomène à noter : si l'observateur ne centre et colle pas convenablement l'oeil, on assiste à l'apparition d'une frange jaunâtre/brunâtre en bord de champ. Celle-ci disparaît dès que l'oeil est bien centré. Signalons aussi que l'oculaire est très bien corrigé d'éventuels reflets internes.

Sur Saturne, l'image est très bonne sur l'ensemble du champ avec le Cassegrain, et se dégrade un peu en bord de champ dans la lunette. Le contraste est bon et aucun chromatisme n'est décelable. L'observateur note ainsi dans le Cassegrain, assez facilement, une bande brunâtre sur le globe, la division de Cassini, et l'ombre de l'anneau se projetant sur le globe.

En stellaire, enfin, l'aspect des étoiles se dégrade un peu en bord de champ (courbure notamment) dans le cas d'un instrument moyennement corrigé. Mais globalement, la sensation de piqué est très bonne tant qu'on ne s'évertue pas à placer des étoiles très brillantes en limite de champ image. Le bénéfice du champ extrême est tout particulièrement évident en ciel profond : l'observateur a réellement le sentiment de "plonger" dans l'espace.

Nos conclusions : le Tele Vue Ethos 17 mm offre de très bonnes performances générales, et remarquables en bord de champ compte tenu du champ nominal offert. Le seul défaut constaté provient d'une frange bleue visible lorsque l'on place la Lune (et sans doute aussi le Soleil) en limite de champ : un centrage atypique qu'un observateur évite, de toutes les manières, de faire dans la pratique. En revanche, lorsque la Lune est normalement centrée, l'image est spectaculaire et piquée. Même chose pour les autres objets planétaires.
En ciel profond, il offre un très bon compromis grossissement/luminosité de l'image... L'amateur peut ainsi grossir sensiblement les objets tout en conservant un champ résultant important. Une caractéristique très agréable, par exemple, avec de nombreux amas ouverts ou nébuleuses étendues qui nécessitent une bonne résolution.

vendredi 6 mai 2011

Deux images d’une galaxie asymétrique

La galaxie de l’Hameçon, NGC 2442, a une forme fortement asymétrique. Un de ses bras spiraux est fortement replié sur lui-même et héberge une supernova récente, alors que l’autre, parsemé d’étoiles récemment formées, s’étend bien loin du noyau. Le télescope MGP-ESO de 2,2 mètres et le télescope spatial ESA/NASA Hubble ont pris deux images contrastées de cette galaxie spirale asymétrique.

Pour lire le communiqué complet : cliquez ici !

Un duo galactique perturbé !

Les galaxies de cette association cosmique, photographiées avec la caméra WFI sur le télescope MGP/ESO de 2,2 mètres à l’Observatoire La Silla au Chili présentent de curieuses caractéristiques qui montrent que les membres de ce duo sont suffisamment proches l’un de l’autre pour que chacun subisse les déformations dues à l’influence gravitationnelle de l’autre. Cette lutte gravitationnelle acharnée a gauchi la forme spirale de la galaxie NGC 3169 et a divisé les bandes de poussière de son compagnon NGC 3166. Pendant ce temps, une troisième galaxie, plus petite, située en bas à droite, NGC 3165, est aux premières loges pour voir les effets de torsion et d’attraction gravitationnels de ses deux voisins plus imposants.

Pour lire le communiqué complet : cliquez ici !

mercredi 13 avril 2011

Test de l'ASTRO-Professional 115 ED Triplet

Pour accéder au test complet : CLIQUEZ ICI !

vendredi 25 mars 2011

Astronomie au pays du Soleil Levant

A l'occasion de la parution de son livre relatant l'histoire de l'astronomie au Japon, nous avons posé quelques questions à François-Claude Guglielmina.


URANIE :  décrivez-nous votre parcours professionnel...

François-Claude Guglielmina : J’ai commencé ma carrière comme chimiste de recherche chez Dupont de Nemours, à Genève au laboratoire de recherche textile. Il s’agissait plus de développement que de recherche pure. J’ai ensuite rejoint FEDAROM, association professionnelle regroupant les producteurs de matières premières pour la parfumerie et les arômes alimentaires, à Paris comme directeur technique. J’avais la charge de représenter l’industrie française lors de réunions internationales. Puis, Ciba-Geigy m’a accueilli dans son sein, à Bâle (Suisse), comme manager de projets d’homologation des produits vétérinaires « Santé Animale ». Il s’agissait de travailler avec les chimistes de recherche. Après quelques années, je me suis vu proposer le poste de chef du département « Santé Animale » au Japon, à Tokyo. Là, j’avais la responsabilité de toutes les activités du département. Grâce au travail de mes collègues japonais, nous sommes devenus une division à part entière. De retour à Bâle, j’ai pris ma retraite en 2003.

URANIE : comment est née votre passion pour le Japon ?

F.C.G : Mes premiers contacts avec le Japon datent des années 1980, lors de réunions internationales. J’ai alors décidé d’apprendre la langue et la civilisation japonaises. Plus j’avançais, plus j’étais attiré par le Japon et sa culture.

URANIE : comment avez-vous eu l'idée de mêler astronomie et Japon ?

F.C.G. : J’ai passé mon enfance à Paris. Les dimanches après-midi d’hiver, mon père et moi aimions aller au Palais de la découverte. Là, nous ne manquions jamais la séance du planétarium. C’est là où est né mon intérêt pour l’astronomie, intérêt que j’ai toujours gardé en sommeil et qui s’est réveillé à ma retraite. J’ai passé de longues heures à apprendre les notions d’astronomie via de nombreuses lectures. Je me suis procuré un télescope pour faire ce que j’appelle du "tourisme astronomique" et observer les corps du système solaire, l’univers lointain, écrire le lendemain un rapport d’observation, etc.
Lors d’une étude littéraire concernant l’histoire des sciences, je me suis aperçu que très peu de choses avaient été publiées sur l’histoire de l’astronomie au Japon, surtout en langue française. Il n'en fallait pas plus pour aiguiser ma curiosité. C’est ainsi que je me suis lancé dans une recherche sur le sujet et que j'ai eu le plaisir de mêler deux de mes passions, Japon et astronomie.

URANIE : quels thèmes et découvertes vous ont le plus intéressé durant votre travail de recherche sur ce sujet ?

F.C.G. : L’étude du calendrier ancien, luni-solaire, d’origine chinoise, "japonisé", et le thème des cartes du ciel. Mais aussi la notion du temps au Japon, avec une influence bouddhique indéniable ainsi que ce qui reste des vieilles croyances populaires, que l’on retrouve dans les festivals liés à des légendes astronomiques, de même que les noms d’étoiles et de constellations associés à des valeurs fondamentales du peuple japonais.

URANIE : durant la période où vous étiez au Japon, y a t-il des personnes, des rencontres, qui vous ont plus marqué que d'autres ?

F.C.G. : Les personnes qui m’ont le plus marqué sont les gens simples de la campagne. On y rencontre de vieilles femmes toutes courbées par le poids des ans, qui ramènent sur leur dos un fagot de bois pour la cuisine et qui, l’hiver, les pieds dans la neige, vous accueillent avec humilité, chaleur et sourire de bienvenue à l’entrée de leur ferme avec un bon bol brûlant de soupe sucrée de haricots rouges.

URANIE : vous avez décidé de céder vos droits d'auteur pour venir en aide au peuple japonais (les éditions Burillier reversent pour leur part 1 € par ouvrage vendu) : qu'avez-vous ressenti en découvrant les drames qui secouent actuellement le Japon ?

F.C.G. : Ce drame terrible qui a frappé le Japon le 11 mars dernier, m’a fait revivre le tremblement de terre de Kobé en 1995. C’était déjà terrible à l'époque. Je n’ai réussi à contacter mes amis et mes anciens collaborateurs que le lendemain. Ils sont saufs. Mais je pense à toutes celles et tous ceux qui ont tout perdu. Des êtres qui leur sont chers, leur maison. Il se trouve que je suis allé à Sendai lors de mon séjour. J’ai un souvenir ému pour cette ville. Je me sens solidaire de ces gens qui se comportent suivant les valeurs fondamentales de ce peuple : solidarité du groupe, dignité, humilité, courage, sourire devant l’adversité pour ne pas peiner les autres.

URANIE : si vous deviez résumer en une phrase le peuple japonais : que diriez-vous ?

F.C.G. : Un peuple qui malgré la modernisation et « l’occidentalisation » à l’ère Meiji, n’a perdu aucune des valeurs fondamentales de sa culture ancestrale.